Cliquez ici pour télécharger cet article en PDF

Cette semaine je parlais avec un ami du fait de se protéger de la douleur

Quand le besoin d’intensité reviendra, à son rythme, car il est vital, et bien souviens-toi juste que vivre, c’est ne pas mourir, qu’avoir mal, c’est aussi sentir que l’on est vivant, qu’avoir peur parfois, permet de vivre la moindre joie de façon exponentielle, et que pleurer permet de nettoyer pour ensuite faire la place aux futurs rires, aux futures belles choses qui t’attendent. 

Et parce que tout est un grand cycle qui se répète à l’infini, après la pluie revient le beau temps, et après des rires viennent des larmes, et après la crainte vient la délivrance…

Pour ma part la seule chose que je ressens de tout ça, et souhaite ressentir (that’s why…) c’est que mon regard, et mon regard seul sur ce que sont le mauvais temps, les craintes, les déceptions et les larmes, n’est qu’une vue de mon esprit…. 

A chaque fois que j’ai mal, j’essaie de prendre du recul sur le fait que cette douleur n’existe « que dans mon esprit », qu’elle n’est que telle que je la synthétise, la dessine, la module, qu’elle n’existe même pas aux yeux ou à l’esprit de l’objet de ma peine ou de ma crainte, et ainsi, les moments difficiles me semblent être plus un film que je peux mettre sur pause, ou que je peux laisser juste défiler sans regarder en éteignant simplement la télé. 

Là, tu es peut-être sur pause. Ou alors seule ta douleur l’est. Seul(e) toi le sait. Mais tu restes aussi libre d’arrêter le film à chaque instant, pour simplement reprendre le cours de ton existence pleinement, avec son lot de surprises et de joies…  Pour t’occuper enfin « de toi »

Très belle journée. 
Edith Lamora

Laisser un commentaire